Les emplois dans le secteur du sport en 2005

La dépense sportive en France s’est élevée à 30,4 milliards d’euros en 2005, soit une progression de 5,2 % en valeur par rapport à 2004, augmentation supérieure à celle du PIB.

Les ménages contribuent à hauteur de la moitié des montants dépensés. Parmi les principaux intervenants financeurs publics, les communes conservent une majorité des deux tiers.

Par ailleurs, on observe une reprise des dépenses réalisées par les entreprises dans le domaine du sport, 2005 ayant connu une forte augmentation des dépenses relatives aux droits audiovisuels des
retransmissions sportives.

La balance commerciale « sport » se dégrade légèrement du fait d’importations accrues dans ses domaines excédentaires, tel le secteur nautique.

Concernant l’emploi, on estime à environ 350 000 personnes les effectifs ayant un emploi dans le secteur sportif, à temps plein ou à temps partiel.

Philippe CALATAYUD, chargé du rapport statistique sur « Le poids économique du sport en 2005 », vient de livrer ses conclusions chiffrées concernant notamment la place du sport dans le développement des emplois : ce rapport estime que le secteur sportif comptait environ 350.000 emplois.

Le terme « emploi » désigne ici les personnes ayant un emploi, à temps plein ou à temps partiel.

On distingue plusieurs composantes de l’emploi sportif :

– les emplois qui correspondent aux activités identifiées dans la nomenclature d’activités françaises (NAF) comme étant des activités liées au sport :

la « gestion d’installations sportives » (NAF92.6A) et les « autres activités sportives » (NAF92.6C). Elles incluent notamment l’organisation et la gestion d’activités sportives, les activités de promotion et d’organisation de manifestations sportives ainsi que l’enseignement sportif.

En 2005 ces deux types d’activités, concernant 25333 établissements,
employaient 100 907 salariés, niveau en baisse de 0,9 % par rapport à 2004.

Cette évolution s’explique par la réduction du nombre des emplois-jeunes dans les associations sportives (de 11 289 en 2004, ils passent à 8 015 en 2005), baisse qui n’est pas entièrement compensée par des créations d’emplois.

– les emplois des personnels, dépendant de l’état et des collectivités territoriales, qui exercent dans le domaine du sport (directeurs des sports, animateurs, enseignants, etc.) : en 2005, on comptait 52 880 emplois de cette nature auprès des collectivités territoriales (en baisse de 0,3 % par rapport à 2004) et près de 45 106 enseignants d’éducation
physique et sportive (moins 1,3 % sur 2004) dépendant du ministère chargé de l’éducation nationale (dont 34 613 dans le second degré public et 2 430 en STAPS).

Cette composante est également affectée par l’effet de la fin du dispositif des emplois-jeunes (ils passent de 1 076 en 2004 à 575 en 2005).

– outre ce « noyau dur », de nombreux emplois relèvent de la production de biens et de services sportifs (dans la construction des équipements sportifs, la fabrication et le commerce d’habillement et de matériel de sport, ainsi que dans les services) : l’estimation en reste délicate, les derniers chiffres disponibles évaluaient leur nombre à environ 150 000.

On peut distinguer en particulier la bonne santé du « commerce de détail d’articles de sport » (51 000 salariés en 2005, en progression de 2 % sur 2004 et de 16 % depuis 2000) et de la « construction de bateaux de plaisance » (12 300 salariés, en croissance de 4 % par rapport à 2004 et de 21 % depuis 2000).

A l’inverse, on enregistre en 2005 un recul du secteur de la « fabrication d’articles de sport » (7 500 salariés, soit moins 4 % par rapport à 2004, après deux années de légère croissance) et un déclin inexorable de la « fabrication de bicyclettes », secteur ayant perdu un tiers de ses effectifs depuis 2000 (dont – 13 % en 2005).

(Sources Stat-Info – Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports)

Voir en ligne : Ministère de la Jeunesse et des Sports