Favoriser l’investissement dans les infrastructures sportives

Dans un entretien accordé au Figaro, le secrétaire d’Etat chargé des Sports évoque les modalités du projet de loi sur la réforme du sport professionnel. Bernard Laporte espère profiter de la candidature de la France à l’Euro 2016 pour « rattraper le retard » en terme d’infrastructures.

Le secrétaire d’Etat chargé des Sports a souligné que la construction des stades pour l’Euro 2016 devrait permettre « à court terme des investissements et de l’activité économique » et « à moyen terme, du développement et de l’emploi pour nos régions ».

Il a tenu à rappeler « l’effet bénéfique de ce type d’événements » rappelant « le bilan exceptionnel de la Coupe du monde de rugby 2007 » qui avait rapporté « 550 millions d’euros de retombées économiques au plan national et 590 millions pour les régions hôtes ».

Bernard Laporte prévoit dans le cadre de la réforme du sport professionnel « de simplifier les procédures administratives » et de reconnaître le « caractère d’intérêt général des infrastructures sportives » en engageant les collectivités territoriales aux côtés des investisseurs privés.

Plan de relance

La construction des stades doit être achevée en 2014 : « Il est impératif d’initier rapidement le démarrage des travaux. La loi sur le sport va débloquer les freins. Le fonds spécial de 100 millions d’euros que nous avons proposé avec Roselyne Bachelot dans le cadre du plan de relance permettrait aux pouvoirs publics de soutenir, par exemple à hauteur de 5 à 10 %, et de fiabiliser ces projets » a indiqué le secrétaire d’Etat.

Dans le cadre du plan de relance, deux mesures essentielles ont été adoptées :

  • la simplification des baux emphytéotiques pour les infrastructures sportives afin de sécuriser les investisseurs publics et privés ;
  • la simplification du régime des contrats de concession pour faciliter l’exploitation commerciale des stades.

Le sport, levier de croissance face à la crise

« En France, le sport, c’est quand même 30 milliards d’euros, soit 1,7% du PIB et 350 000 emplois », a indiqué Bernard Laporte rappelant aussi que « ce n’est pas malgré la crise mais au contraire pour contribuer à y faire face que nous nous devons d’être candidat  » afin de « se doter des infrastructures dont notre pays à besoin ».

(source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/)